2 concerts sinon rien ! Un week end pop-folk au Violon Dingue

Retour sur un week end de concerts au Violon Dingue !
Samedi soir,
le bar nantais est déjà bien rempli quand on arrive, plus une place sur les tables devant la petite scène au fond du bar ni sur le super canapé des années 70.

The enchanted woods est un groupe rennais en formation réduite ce soir autour du leader- compositeur Michel Le Faou. Mais le groupe a aussi une formation plus fournie avec un batteur et guitariste.
Le musicien a tout un tas de petits instruments pour monter les sons en différentes strates; une guitare d’abord mais aussi un petit clavier, un vieux tourne disque et différentes machines pour faire des boucles je suppose.
On sent très fortement qu’il veut créer un univers sombre et mélancolique, mais on se noie entre les nappes de spleen et c’est un peu trop maniéré à mon goût. On est du côté de la musique d’ambiance, avec l’impression qu’il a voulu faire la bande son d’un film de Tim burton et que le smog persistant de Sleepy hollow l’a inspiré. Pour un samedi soir, ce n’est pas la franche rigolade.

Mais la star ce soir, c’est François Virot, le jeune lyonnais est déjà bien connu des indy-popeux. Il est joli garçon, comme sur les vidéos de la blogothèque et je suis aux premières loges à une table collée à la scène, ça commence bien.
Il est installé sur scène tout simplement avec sa guitare, sa 33 export, ses roulés et une feuille chiffonnée -sa set-list je suppose-; le naturel succède au sophistiqué de la première partie. C’est folk, c’est entraînant avec de jolies mélodies mais je reste un peu sur ma faim, ça ne décolle pas complètement. Il se plante une ou deux fois, se marre, reprend, c’est bien mais il manque un peu du charme que j’attendais.
Il revient le 10 mars, toujours au violon dingue, avec un autre de ses projets Reveille un duo guitare/batterie un peu plus rock, plutôt sympathique à la première écoute.

Le dimanche soir, habituellement, on reste au chaud, on essaye de se remettre des émotions et des excès du week end, on commande des sushis, on télécharge une bonne série. Mais voilà le Violon remet ça avec une « Route du rock session » qui nous promet du printemps dans nos oreilles, alors on se motive malgré une pluie pas mal décourageante.

Le bar se remplit très doucement pendant la première partie avec les nantais de A few my nephew, on sirote un coca car on est des gens raisonnables. Je ne suis pas très fan de la voix du chanteur, mais leur mélange pop-rock/post-rock, avec même quelques passages chantés à quatre voix à différentes hauteurs, s’avère sympathique.

Ensuite arrivent les Allo Darlin. Un groupe composé de deux anglais et de deux australiens, dont la chanteuse qui arbore le fameux tee-shirt « Goo » des Sonic Youth. Ils ont une chouette dégaine, la chanteuse joue du ukulélé comme si c’était une guitare électrique et saute un peu dans tous les sens; le bassiste a un côté un peu anachronique avec sa moustache tout droit sortie des années 70. Il ont une bonne humeur ultra contagieuse, on va même se lever et se dandiner dans la salle. Ils font une pop réjouissante et joyeuse à base de « whouhouhou » et de « papapada » qui répond bien aux promesses de printemps. Le son plutôt rétro ne révolutionne pas la musique mais c’est efficace, ça me plaît bien même si la pop joyeuse n’est pas forcément mon genre de prédilection. Etrange, en sortant, il ne pleut plus…

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