Retour sur les soirées curieuses @ LU, 1ère partie, Lee Ranaldo !

Mardi dernier, c’est une véritable légende vivante du rock qui était invitée au Lieu Unique de Nantes, Lee Ranaldo, l’un des guitaristes de Sonic Youth. En solo, il est venu présenter une performance vidéo-sonique à base d’ images psychédéliques, de bandes son expérimentales et de guitare volante…


En première partie, on rencontre Arnaud Rivière, l’un des membres du festival parisien Sonic Protest, qui investira la même salle à l’étage du Lieu Unique le lendemain. Le bonhomme est installé sur une table au milieu du public. Son instrumentarium est composé d’un vieil électrophone bidouillé et d’une mixette dans laquelle rentrent des tiges métalliques. Il fait circuler du courant entre les tiges, malmène son tourne disque avec d’autres pièces métalliques pour créer un paysage sonore indus-apocalyptique. Le son est fort et agressif, absolument aucune musicalité dans son live, du bruit, juste du bruit… Une performance sonore qui heureusement pour nos oreilles ne durera qu’une trentaine de minutes. Lee est là, il regarde, il apprécie et félicitera Arnaud à la fin de son live.

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C’est au tour de Lee Ranaldo de monter sur scène, seul, uniquement armé de sa Fender JazzMaster et d’une dizaine de pédales d’effets. En même temps qu’il accroche sa guitare à une corde pendue au plafond, un dvd démarre sur un écran en fond de scène, diffusant un montage d’un obscure film français expérimental des années 60. On entend une bande son monter aussi au même moment. Composée par Lee, elle mélange des nappes aériennes, parfois bruitistes avec des tas de samples très divers, des cloches d’églises, des musiques tribales… La performance commence, Lee envoie sa guitare voler au dessus de l’avant scène, formant des grands cercles autour de son point d’accroche. Le premier rang recule d’un pas, manquant à plusieurs reprises de se la prendre en pleine figure… Le guitariste y frotte divers ustensiles, comme des baguettes de batterie, joue souvent à l’archet. Il ajoute des boucles de distorsion à la bande son, qui se répartissent en stéréo dans les deux amplis Twin Reverb disposés derrière lui. Il décroche sa guitare, la frotte au sol, au mur…

Il a avec lui des petites cloches tibétaines, il fera le tour de la salle en agitant ses clochettes, genre grand prêtre mystique qui vous invite à la transe. La performance arty et rock dure environ 50 min, entre hypnose, musique contemporaine et expérimentale. On en attendait pas moins de l’homme qui a écrit certaines des chansons fondatrices de l’indie rock. A la fin du show, Lee se montre très chaleureux avec ses fans, dédicaçant des piles entières de vinyles de Sonic Youth, posant sans rechigner sur des dizaines de photos, comme l’avait fait Steeve Shelley lors de son passage à Nantes avec Disappears en février. Au final on a découvert un show envoutant et surtout un  personnage mythique très simple et accessible, ça fait du bien… Selon ses dires, Sonic Youth jouera à Bordeaux au mois d’octobre, on se prend à rêver d’un petit détour par Nantes… Just wait and see…

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