Olympic, game over Part.1 : retour sur la soirée du jeudi

Ca y est, cette fois c’est fini, l’Olympic de Nantes a fermé définitivement ses portes dimanche soir après cinq jours de fête. Jeudi soir, la soirée était consacrée aux stars locales, les vieux de la vieille, ceux que la salle a vu débuter, grandir, mûrir, jusqu’à devenir des représentants incontournables de la scène nantaise.


La soirée commence avec Rock Roll and Remember, duo composé par Eric Piffeteau et sa femme Enid, from Tucson. Peu de monde au début du concert, la soirée ayant pourtant affiché complet quelques heures après l’ouverture de la billetterie début avril. Le duo distille un rock groovy parfois dansant, parfois mélancolique. Lui joue debout d’une batterie sans grosse caisse, envoie les rythmiques enregistrées avec un pad, assure les choeurs. Elle, est aux claviers vintage, chante d’une voix haut-perché, parfois faux… Certains morceaux sont convaincants, d’autres beaucoup moins.

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On continue avec les French Cowboy, accompagnés ce soir là des Spektorettes, un choeur de quatre nenettes. Fédérico Pellegrini, et ses acolytes des Little Rabbits, se sont déjà produits à de nombreuses reprises à l’Olympic pendant ces seize années. Pas de dédicaces particulières à ce dernier concert, mais on a vu un très bon concert du gang vendéen. Toutes les chansons sont rallongées et se terminent dans des sphères très aériennes. Les choeurs donnent même parfois un côté opéra-rock à l’ensemble, le morceau Girls s’achève même sur un mix avec Brick in the wall de Pink Floyd. Au rappel Mme Piffeteau revient avec son clavier et remplace Fédérico au chant pour une reprise 80’s. Evidemment, trois morceaux des Little Rabbits sont joués en dernier, dont le tube Karen. Les plus de trente ans exultent, c’est à dire 95 % de la salle.

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On a ensuite assisté à un grand moment de classe avec le concert de Dominique A. Le chanteur, lui aussi grand habitué de l’olympic, est en solo, juste accompagné de sa guitare et de ses pédales de boucles, delay, reverb, disto… Concert semblable à celui de La Route du Rock en 2009, pour ceux qui ont eu la chance d’y assister. L’ex-nantais empile les boucles d’arpèges et de guitare rythmique  les unes par dessus les autres, pour nous emmener dans un tourbillon complètement planant et mélancolique. Toujours aussi barraqué, il semble faire corps avec sa guitare, se laisse aller à des convulsions nerveuses.  Des « vieilleries » sont jouées comme « pour la peau ». Une performance vraiment envoutante donc, l’exemple d’un équilibre parfait entre chanson et indie-rock à la française. Et c’est là qu’on a assisté au premier duo de la soirée, Philippe Katerine affublé d’une douteuse chemise à fleur, est accueilli en triomphe sur la scène. Ensemble ils chanteront « Manques moi moins », un duo qu’ils avaient tous deux enregistré en 2007 pour Les Inrocks.

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Katerine, Francis et ses peintres, investissent ensuite la scène. Cette fois pas de costumes « queue de pie » ni de maquillage, comme lors de leur récent passage au Lieu Unique, mais le concert sera à peu près similaire, en plus court bien sur. On rappelle le concept, le groupe n’a que des reprises loufoques à son répertoire, de « Ma Benz » de NTM à « Il est vraiment phénoménal » en passant par « La boite de jazz » de Michel Jonasz… Le concert fut cependant beaucoup plus rock et électrique qu’à LU, le public étant bien plus énervé, réclamant des tubes à corps et à cris. Un type hurle « Papayou ! » (de Carlos) à de nombreuses reprises, Katerine lui rétorque « mais c’est mort Papayou mon ami, ça appartient au passé, comme l’olympic ! ». Dominique A est à son tour invité pour un duo. A deux ils reprennent le plus sérieusement possible « Sous le vent », un célèbre duo entre Céline Dion et Garou, mémorable !
On ne le verra pas (parce que y en a qui bossent le lendemain…) mais Katerine reviendra après avec La secte humaine, autrement dit les French Cowboy sans Fédérico, tel qu’ils l’accompagnaient sur la tournée triomphale Robots après tout. Les plus grands tubes sont joués comme « Louxor j’adore ». Katerine finit en slip, of course…
Un boeuf final a paraît il rassemblé tous les musiciens de la soirée, si quelqu’un veut nous le raconter dans les commentaires, il est le bienvenu !

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Voir des « vraies » photos dans le journal de l’olympic

Lire la suite sur le « dimanche dernière chance »

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