Scopitone, second round à Stéréolux

L’évènement électro/vidéo Nantais s’est achevé dimanche soir sur un nouveau succès avec 28000 spectateurs. Pour nous samedi soir, c’était enfin la découverte du Stéréolux, heureux de découvrir la nouvelle structure locale, après être brillamment restés dehors à l’inauguration… Enervés par la très bonne soirée au pôle étudiant, on s’attendait à une bonne programmation pour ce premier Scopitone dans les murs de la Fabrique, ce ne fut pas le cas et la fête se fera plus au bar qu’à l’intérieur…

Petit détour d’abord par les arts numériques et la superbe oeuvre 3Destruct présentée dans la cour du Lieu Unique.

D’autres oeuvres sont présentées à Stéréolux dont celles de Squidsup (petits mille pattes digitaux qui sortent d’un bac a sable) et celle de Kit Webster, toutes deux déjà vues à Art Rock cette année.

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La friche électro dans les nefs, c’est juste trop pour nous. Trop fort, trop djeun’s, trop l’arrache… Comme tous les plus de 22 ans, on se rabat donc sur la soirée du Stéréolux que l’on découvre pour la première fois. On pénètre dans le complexe par un long et large hall d’entrée, des écrans plasmas diffusent des vidéos du collectif Sourdoreille, des enceintes accrochées à chaque poteau crachent de l’électro dancefloor, on ne saura pas si il y a un DJ caché quelque part où si c’est une playlist qui tourne…
Au milieu s’élève un très beau bar arrondi en faux coussins gonflables rouges. Un bar seulement au lieu de deux dans l’ancien olympic, et donc toujours autant d’attente pour boire un verre… Au fond, on trouve le grand coin fumeur (avec une seule porte, attention aux embouteillages), les toilettes et l’entrée de la salle micro.
La salle Maxi, elle, est vraiment majestueuse, avec une hauteur de plafond impressionnante. La scène est haute, on voit bien de n’importe quel endroit dans la fosse. A l’étage le balcon est très confortable et tout l’espace le long des rambardes est réservé aux handicapés et à leurs accompagnateurs. Tout le monde pourra enfin profiter des concerts organisés par Songo, contrairement à l’Olympic où c’était inimaginable de pénétrer en fauteuil roulant. Tout le matériel son/lumière/vidéo est flambant neuf et les mosaiques bleues et grises sur toute la hauteur des murs sont très réussies. On regrette juste un peu ce côté « carré » et sérieux qui émane de la salle, le balcon aurait pu être arrondi comme au Bataclan où à l’Olympia, histoire de casser un peu tous ces angles parfaitement droits.

A force de visiter et de papoter, on ne verra malheureusement pas l’homme orchestre électro Murat Ombombe, ni le spectacle de Gangpol und Mit, dommage… On le disait en préambule, musicalement cette soirée ne restera pas dans les mémoires. Les ennuis commencent avec Kangding Ray et sa techno minimale ennuyeuse qui ne décollera jamais. Le duo The Electronic Conspiracy prend la suite avec son électro rock rageuse. Marcels noirs, tatouages et mêches rebelles, voila le look de ces deux parigots. Armés de machines et d’une batterie, leur son sent le déjà vu, certains morceaux avec des bonnes montées dancefloor s’achèvent en tombant complètement à plat. Des « merci beaucoup » sont mêmes nécessaires pour faire applaudir le public patient.
On touche ensuite le fond avec Joakim and the disco et sa bouillie électro-je-ne-sais-quoi indéfinissable. Le chant est faux, la batterie tape à côté des machines, c’est l’échec total… « Vous êtes mous ! » s’étonne Joakim qui verra la salle se vider au fur et à mesure…

Tous les espoirs reposent alors sur Mondkopf, la tête d’affiche de la soirée. On a déjà vu ce Dj parisien qui avait conclut brillamment la dernière Route du Rock malgré un problème de vidéo dès le début du set. Son électro est toujours aussi glaciale mais très dansante avec ses longues montées saturées. La vidéo, uniquement en noir et blanc, est assez convaincante et hypnotisante. Une fin correcte donc pour ce soir mais soyons lucide, on ne sauve pas une soirée grâce à Mondkopf, aussi efficace soit il…
Globalement, la vidéo était aussi assez pauvre pour un Scopitone, à part les belles formes géométriques en noir et blanc de Monkopf et The Electronic Conspiracy, on aurait aimé voir les immenses murs du Stéréolux envahit d’images envoutantes, une prochaine fois peut être… Saluons déjà l’exploit des équipes techniques d’avoir assuré ces quatres soirées Scopitone dix jours seulement après l’inauguration de la salle !

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