Du buzz à la scène, retour sur le passage de Wu Lyf à Stéréolux

Il y a tout juste un an, Wu Lyf donnait son deuxième concert en France aux Transmusicales. Le festival avait vu juste ce coup ci, le mystérieux groupe ayant fait un buzz terrible toute l’année, donnant des concerts dans le monde entier. Retour sur l’étape nantaise de leur tournée automnale.

affiche sérigraphiée réalisée par le collectif Appelles moi papa

Il y a beaucoup de monde en ce mercredi 7 décembre à Stéréolux, pour la première fois de sa jeune histoire, la salle accueille deux concerts, Ezekiel dans la maxi (1200 places) et Wu Lyf dans la micro (400 places). Les deux concerts sont complets et on nous remet des petits bracelets verts, histoire de ne pas mélanger les deux populasses, on peut quand même aller aux toilettes et fumer des clopes ensemble. C’est donc la petite salle qui nous intéresse aujourd’hui, Apes and Horses qui partage l’affiche avec Wu Lyf sur ces quatre dates françaises, ouvre le bal. On avait jamais entendu parler de ce quatuor parisien, choisi paraît il par Wu Lyf eux mêmes, et on peut dire qu’ils ont assuré avec brio leur première partie. Le groupe est constitué exactement comme son parrain (guitare-basse-batterie-clavier-chant) et sa pop aérienne est aussi assez semblable. C’est bien fait, c’est planant mais pas chiant, une très bonne mise en bouche.

Le fameux groupe de Manchester s’installe ensuite sur scène. On est bien curieux de découvrir enfin cette formation en live, que la blogosphère puis les médias plus traditionnels, encensent depuis un an. Après une poignée de morceaux balancés sur le net, quelques vidéos énigmatiques, un nom mystérieux alimentant les fantasmes, l’immense buzz à fait place à un album très attendu sorti au mois de juin (Go tell fire to the mountain). Ils entrent en scène, derrière eux, le logo en croix-étoile est projeté sur un écran, à l’intérieur un diaporama défile à toute vitesse.
On retrouve bien l’ambiance du disque, une pop mélancolique et planante avec parfois quelques petites touches afro-pop. On est envouté par le clavier au son d’orgue si caractéristique du son de Wu Lyf, la guitare s’envole grâce à la longue reverb. La voix du chanteur Ellery Roberts, tout juste la vingtaine, est complètement éraillée, comme un type qui aurait trente années de tabagisme intensif derrière lui. Il nous cause régulièrement avec un accent du nord de l’Angleterre à couper au couteau. On ne comprend pas un mot de ce qu’il dit, à part « It’s so hot tonight  » , en effet la clim’ de la salle micro laisse à désirer, il fait au moins 40 degrés, la sécu ouvrira les portes vers la fin du concert, pour laisser rentrer un peu d’air frais dans cette fournaise. Comme sur le disque, beaucoup de morceaux se ressemblent, on a parfois l’impression d’avoir entendu trois fois la même chanson. Le concert passe très vite, ils jouent en rappel une très belle reprise de « Wicked Game » de Chris Isaak et un dernier morceau à eux. Ellery traverse le public direction la sortie et c’en est fini après une heure et cinq minutes sur scène.
Bonne surprise, vu la hype qui les a entouré ces derniers mois, on aurait pu s’attendre à un groupe surprotégé, entouré de managers, de gardes du corps, de techniciens aux abois, mais heureusement on a rien vu de tout ça. Les Wu Lyf n’ont pas pris le melon, ils sont cools, chaleureux. Personne ne flippe quand une quinzaine d’excités grimpent sur scène pour le dernier morceau.
En sortant le groupe est au stand merchandising, jouant le jeu des photos et des dédicaces. Un très bon concert donc, on a retrouvé sur scène ce qu’on aimait sur le disque, des mélodies planantes et écorchées, jouées en plus par un groupe sympa et accessible.

www.wulyf.org

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