The Fleshtones in town !

Le mercredi 14 mars, les mythiques Fleshtones de New York débarquaient à Nantes pour mettre le feu au Stakhanov. Une longue file d’attente se forme dans la rue et à 20h le concert est complet. Contrairement à beaucoup de soirées dans cet endroit ou des hordes de jeunots en slim et à la frange bien travaillée forment la majorité, la moyenne d’age se situe plus du côté des 41 ans et demi, ambiance « ce soir attention papa sort et il a mis son cuir ! ».

Vers 20h30 les Royal Premiers montent sur scène, ils ont la lourde responsabilité d’assurer la première partie, pression ! Le combo nantais débarque comme d’habitude habillé de chemises blanches, fines cravates, veston sans manches et futals noirs. Pendant une heure on profite de leur excellent rock garage, avec des touches de psycho et de surf music, avec l’orgue Hammond, le saxo et tout le toutim. Le son est nickel et le groupe est visiblement très honoré d’ouvrir pour les Fleshtones, une bonne humeur contagieuse se dégage de ce concert. Le public est maintenant chauffé à blanc, les Royal Premiers étaient la première partie idéale pour ce soir.

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A 22h, J.M, l’un des patrons du bar, débarque surexcité sur scène, les bras en l’air, il semble annoncer le groupe au micro. L’ambiance est survoltée, on entend rien mais les Fleshtones surgissent effectivement dans son sillage, guitares en bandoulière. Formés en 1976 à New York, ils sont l’un des rares mythes survivants de la scène garage-surf-rockab’ américaine. Affublés de chemises bariolées d’un gout douteux, ils entament leur concert sous une véritable ovation. Les musiciens ont apparemment remonté le son des amplis entre la balance et le concert, et les dix premières minutes se transforment en fête du larsen qui vous éclatent bien les tympans. Le son à peu près stabilisé (mais hyper fort jusqu’à la fin), les New Yorkais enchainent les tubes devant un public conquis d’avance. On aurait pu les croire blasés après plus de 30 ans de carrière (et de loose à répétition), mais pas du tout, les Fleshtones ont toujours la foi. Ils affichent tout le long un large sourire, enchainent des chorégraphies absurdes, tournoient sur eux mêmes, les guitares en l’air, façon guitar-hero du troisième degré.
Les deux membres d’origine Peter Zaremba au clavier, et Keith Strengh à la guitare partagent le chant avec le bassiste Ken Fox. Au fur et à mesure, la frontière n’existe plus vraiment entre la scène et le public, les guitares font des slams sur l’assistance, Keith passe son temps debout sur les retours et Peter fait même assoir tout le monde (comme dans un concert de Tryo…). Après deux rappels survoltés et une heure trente de rock and roll à l’ancienne, on ressort sourds mais conquis par la générosité de ces musiciens. Pas de grosse tête, une ferveur intacte, on en demandait pas tant et ça fait bien plaisir.

 

www.fleshtones.org
www.myspace.com/theroyalpremiers
www.stakhanov.fr

 

 

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